L’humanité remonte, haletante, à la surface,
Les poumons pleins d’ombre, le regard las,
Crachant l’eau noire des siècles qui l’enlacent,
Pensant sentir enfin l’air frais sur ses bras.
Les vagues se calment un instant autour d’elle,
Le tumulte se tait, le monde semble lent.
Un soleil hésitant dévoile une étincelle,
Comme une paix fragile offerte au présent.
Des mains se délient, des voix cherchent un sens,
On parle de demain comme d’un sol promis.
Chaque pas est lourd, chargé de réticences,
Mais l’espoir insiste, discret, presque admis.
Pourtant l’horizon tremble sous le ciel mouvant,
La mer n’a rien juré, elle attend, patiente.
Et si ce souffle clair n’était qu’un faux printemps,
Un sursis incertain, avant la vague montante ?
Vincent