Derrière ton regard veille une âme invisible,
Un souffle délicat que nul ne peut nommer,
Parcelle du grand Tout, présence indicible,
Qui cherche en chaque être un lieu pour s’allumer.
Tu marches solitaire, et pourtant solidaire,
D’un monde intérieur plus vaste que les cieux,
Ce que tu crois « toi seul » naît d’un feu millénaire,
Où brûle le secret d’un lien silencieux.
Aime alors chaque visage, même s’il te diffère,
Car il porte en son fond ton propre battement,
Sous la peau des frontières, sous l’orgueil ordinaire,
Circule un même élan, humble et bouleversant.
Nous sommes des fragments d’une seule lumière,
Égarés quelque temps dans l’illusion des corps,
Mais l’amour nous rassemble et brise les barrières,
Rappelant doucement que nous sommes en accord.
Vincent