30 Jun
30Jun

Pendant qu'un enfant rit sous les draps de soie, 

Un autre creuse la terre pour trouver de l'eau.

Pendant qu'un stade rugit sous la ferveur des voix, 

Un père marche seul sous un ciel sans oiseaux.


Pendant qu'on trinque à l'été sur des terrasses d'or, 

Une mère serre un enfant qu'elle ne peut plus nourrir.

Pendant qu'un ballon roule et qu'une foule s'endort, 

Un village brûle, et personne ne peut en partir.


Deux mondes qui se voient, se savent et se taisent, 

Le festin et le vide, la fête et le linceul.

L'un détourne les yeux, l'autre attend que ça s'apaise, 

Et la ligne entre eux se creuse, lente, seule.


La Source ne bronche pas, Elle est, simplement, immense. 

Elle attend que l'Humain plonge au fond de lui-même,

Que la conscience lasse de ses propres cadences, 

Retrouve en son silence ce qu'elle sait suprême.


Et Vous, c'est pour quand ?


Vincent


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