Sous chaque forme veille un silence éternel,
Un souffle sans visage d’où est issue la vie,
Le visible repose en l’invisible Ciel,
Sans lui, l’âme s’efface et toute chose aussi.
La souffrance nous creuse un passage sacré,
Elle brise en nous les prisons de l’oubli,
Et dans le cœur blessé, lentement consacré,
Elle révèle enfin ce qui jamais ne plie.
Alors tombe le voile, et l’être se délivre,
Il comprend que la Source est au-delà du temps,
Qu’il n’est pas né pour fuir, mais pour Vivre,
Dans l’Unique sans rive, immobile et présent.
Dieu n’est pas un lointain que notre âme espère,
Il est ce que nous sommes, au-delà de la fin,
Sans limite, sans début, lumière sans frontière,
La liberté suprême où tout retourne enfin.
Vincent