20Nov

Chers Vous, Les nouvelles du Marché de Noël des Minières viennent de tomber, comme des flocons discrets annonçant la fête. L’hiver approche, les lumières s’allument, et je vous invite à découvrir avec moi ce que cette nouvelle édition nous réserve…

🎄Marché de Noël Artisanal des Minières 🎄

 Le dimanche 14 décembre 2025, de 9h à 18h Place Général Jacques, 5 – 4800 Verviers Organisé par l’ASBL Les Minières

 Cette année, le Marché de Noël des Minières se tiendra en intérieur pour vous accueillir au chaud dans une ambiance festive et conviviale !✨

Vous souhaitez exposer lors du marché ? Une seule chose à faire : envoyez un mail à : marchedenoel.asblminieres@gmail.com

Le Père Noël sera de la partie ! Venez faire une photo ou échanger quelques mots avec lui :

🎅 de 10h à 11h et de 16h à 17h🎅

A boire et à manger pour petits et grands, il y aura : 

🍷Vin chaud 🍻Bières artisanales 🧀Tartiflette 🥣Soupe à l’oignon 

et bien d’autres douceurs…🍬

Notre Bibliothèque sera exceptionnellement ouverte de 11h à 17h. Nous aurons également le plaisir d’accueillir plusieurs auteurs locaux pour des dédicaces et rencontres littéraires :

📚Arnold Couchard, Edmée de Xhavée, Jean-Paul Christophe, Nicole Voss📖

Bloquez la date  📅 et partagez l’événement autour de vous pour ne rien manquer de cette nouvelle édition magique du Marché de Noël des Minières !🌟


Merci à Renaud Hardy pour ces informations !

09Nov

On doit faire le bien, dit Crédule. C’est ainsi que l’on vit juste. C’est ce qu’on m’a appris. 

L’Être Mystère ne répond pas immédiatement. Ses yeux semblent écouter davantage que ses oreilles. 

On t’a appris, murmure-t-il enfin. Mais que sais-tu réellement ? 

Savoir ? tique Crédule. Je sais seulement que le mal fait souffrir, et le bien répare. 

L’Être Mystère incline la tête, comme si la question était ailleurs. 

Le mal apparaît… puis disparaît. Le bien apparaît… puis disparaît. Toi, tu les nommes. Mais la vie, elle, ne nomme rien.

Un silence, comme un espace. Crédule fronce les sourcils. 

— Mais ne pas nommer… ce serait ne plus distinguer ! Comment agir si on ne sait pas ce qui est bien ou mal ? 

— Observe, dit doucement l’Être Mystère, observe. Vois, connais. Juste avant que la pensée ne formate “bien”, avant qu’elle ne formate “mal”, qu’y a-t-il ? 

Crédule cherche. Dans ses souvenirs, ses valeurs, ses croyances.
Rien ne vient.

Je… je ne sais pas. 

L’Être Mystère effleure l’air du bout des doigts, comme pour montrer un point invisible. 

Il y a ce qui est toujours là. Nu. Sans jugement. Sans commencement, sans fin. Il y a là où tout se passe. C’est là que tout commence. C’est là que tout prend fin. 

Mais alors… pourquoi m’a-t-on enseigné le bien ? 

Pour que “toi” existe. 

Crédule tressaille, sans comprendre vraiment. 

Tu crois être celui qui choisit entre bien et mal, poursuit la voix, plus douce, presque un souffle. Mais ce que tu nommes “toi” n’est qu’une forme que le silence crée pour se goûter lui-même. 

Crédule reste immobile. Un peu d’inquiétude, un peu de vertige, un peu de paix. 

Alors… que dois-je faire ? chuchote-t-il.

L’Être Mystère ferme les yeux, comme si la réponse n’avait jamais dépendu d’aucune parole. 

Regarde ce qui est, juste avant de vouloir nommer, avant de vouloir penser, avant d'être quelque choseNe le cherche pas… sois le. Sois-le... Rien de plus. Rien de moins. 

Le vent passe.
Quelque chose commence déjà à se décrocher de Crédule.


Vincent

02Nov

Chère communauté,


Après plusieurs mois d’écriture et de relectures, Tamara est presque prêt.
Ce roman me tient particulièrement à cœur. Il explore les zones fragiles de l’esprit, là où la réalité se brouille, où la douleur cherche un sens, et où naît parfois une forme de paix inattendue.
La sortie est prévue dans les cinq prochains mois.
Je vous en reparlerai très bientôt.

À paraître aux éditions Le Lys Bleu.


Vincent

06Oct

Sous un ciel gris où le vent doucement soupire,
Les feuilles d’or tombent, frêles âmes en errance,
Elles murmurent vite des secrets à venir,
Avant de se fondre au sol dans le silence.

L’air s’emplit d’une douce et lente nostalgie,
Un souffle ancien caresse la terre endormie,
Et l’humain, pensif, sent monter l’énergie
D’un monde invisible aux frontières infinies.

Les arbres dévêtus tendent leurs bras de prière,
Vers un soleil voilé qui s’efface et s’incline,
La nature s’endort, grave et familière,
Sous l’œil du mystère, aux lueurs cristallines.

Alors le cœur s’éveille, en secret, à la nuit,
Cherchant dans la brume un écho, une essence,
Car l’automne enseigne, dans sa lente pluie,
Que toute fin prépare une renaissance.


Vincent

28Sep


Cher Vous :

Notre équipe a besoin de votre aide ! Non, nous ne voulons pas d’argent, nous voulons grandir ! Pour ce faire nous avons besoin de nous faire connaître. Nous grandissons certes, mais avec vous nous allons grandir un rien plus vite.

Comment me direz-vous ? C’est très simple, faites connaître ce blog autour de vous. Nous avons tous une personne dans notre entourage qui aime la poésie, la prose, qui aime lire ! Parlez-lui de ce blog, partager le site ou pourquoi pas inscrivez la au  « Courrier des nouveautés » de ce blog, cela lui fera une surprise sympathique !

D’avance, merci pour votre aide. Nous en profitons pour faire un appel au texte ! Si le cœur vous en dis, envoyez-nous un texte de votre cru et peut-être le publierons-nous sur le site.

Bise et prenez soin de Vous.


L’équipe

15Sep

Ô foules consumées par vos prières vaines,
Vous tressez des sanglots comme lourdes chaînes.
Vous frappez le silence de mille cris ardents,
Mais le ciel reste clos aux suppliques des temps.

Car Dieu ne se révèle aux lèvres assoiffées,
Il s’enfuit des clameurs, des orgueils déguisés.
Il attend que l’âme, nue comme un désert,
Se livre à la mort douce où le moi se perd.

Dépouillez vos désirs, brûlez vos noms de cendre,
Que vos corps se taisent, que vos songes se fendent.
Quand l’identité tombe, écorce et vanité,
S’ouvre alors l’abîme d’une éternité.

Et là, dans la nuit vaste où toute forme expire,
Descend le pur éclat, l’étreinte du vrai Souffle,
Un torrent de lumière, un baiser qui déchire,
L’ivresse où Dieu consume et comble tout le gouffre.

Plus d’ombre, plus de chair, plus de nom séparé,
Mais l’océan unique où tout s’est retiré.
Et dans ce feu d’amour, ardent et sans contour,
L’âme n’est plus qu’étoile embrasée par Son jour.


Vincent

🌾 Silence d’été 🌙


Le temps s’étire, les pages se ferment doucement.
Le blog s’accorde une pause, comme on ferme les yeux sous le soleil.
Je m’absente jusqu’à la mi-septembre, plus ou moins,
le cœur ouvert à l’ombre, au vent, aux instants sans urgence.

Prenez soin de vous,
et que la lumière vous accompagne.

À bientôt !


Vincent

30Jun

Bonjour Vous Tous : 


Aujourd’hui, dans la catégorie exceptionnelle « Découvrez … », il me tient à cœur de vous présenter un être (trop) rare en ce monde, a la soif, n’ayons pas peur des mots, du divin, de Dieu. 


Auteur en 2023 d’un excellent essai, Les Béatitudes dans l’Apocalypse, aux éditons Saint-Léger, que Maître Eckhart ou encore Saint Augustin, Mystiques notables, auraient considéré avec égard, et ce même si le titre est mal compris chez Monsieur et Madame tout le monde.


Mais soyons clair, n’achetez pas son livre si vous ne ressentez pas la poussée de l’Innommable venir emporter votre âme de l’intérieur de vous vers l’intérieur de Lui. Ne le lisez pas si vous avez l’impression que vous êtes là où vous devez être et que vous ne ressentez pas le besoin de vous transmuer ! En effet, alors « Les Béatitudes dans l’Apocalypse » ne vont pas vous parler. Les secrets du Logos révélés par Jésus ne donnent pas envie à tout le monde. Et je ne dis point cela par jugement, bien sûr. C’est juste comme ça. Cependant, vous pouvez toujours bien sûr l’acheter et le laisser sur une de vos étagères pour les années futures. Quoi qu’il en soit, ce que vous ferez sera la bonne action.


Personnage discret, au vocabulaire choisi, poète oblige, Armand Theis, puisque tel est son nom, poursuit une quête spirituelle aux larges horizons. Baignant tantôt dans un courant protestant, tantôt monastique, tantôt orthodoxe, il est même en couple prouvant pas la même que la quête du divin ne doit pas obligatoirement rejeter la vie que tout le monde a pu expérimenter.

 
Lorsque je lui ai demandé un texte pouvant le représenter, je m’attendais à un produit de sa propre création. Mais ce ne fût pas le cas, peut-être par pudeur, allez savoir. Je sais de source sûre que notre honoré a lui-même traduit ce texte du roumain, laissant résonner en lui chaque mot. Pour en offrir une traduction juste, il lui a fallu les vivre dans le silence de son intériorité, s’appropriant ainsi pleinement le texte choisi. Voici donc le choix d’Armand :

 
Hymne acathiste à saint Jean théologien (fragment) Paradigme 

Au-delà du ciel mental, glaçon ré fléchisseur 

Au plein midi de mes spéculations, Christ, Seigneur 

Ton premier avènement régénérant m’a ensoleillé 

Alors je te lis clairement, comme l’aveugle purifié 

À travers les sept pointes de ta couronne d’épines 

Juste douceur plénière, dans ton aube de laine et de lin 

Poreux aux sept ravissants faisceaux. 

Les plaies de la résurrection et ton astral regard 

Je t’admire Agneau luminescent, invaincu dans l’amour 

Tel en face du trône divin, dans l’Apocalypse ; 

Elle m’enveloppe de langes de lumière 

Ta divinité Plein d’amour j’ose te crier : MARANATA ! 

Afin de ne léser personne, en une chaste convenance 

Pour le Seigneur, honorons aussi son disciple : 

Réjouis-toi voyant, car tu as chéri et gravé en toi la Sainte Image 

Réjouis-toi iconographe affûté, car tu as capturé sur parchemin l’Archétype 

Réjouis-toi car tu as calligraphié la divine empreinte 

Réjouis-toi car ton rouleau nous a ouvert le saint scellage 

Réjouis-toi car en nous aussi tu as ouvert le sceau de la sainte Image 

Réjouis-toi car sur l’esprit lavé nous mouillons de nos larmes la Sainte Joue 

Réjouis-toi car avec un cœur pur nous approchons le Saint Visage 

Réjouis-toi car nous avons dépouillé l’esprit en l’Esprit pour recevoir les cinq roses

 Réjouis-toi car pour la Sainte Icône nous jetons toutes les autres 

Réjouis-toi car en nous aussi nous avons inhumé la Sainte Graine De l’Incarnation

 Réjouis-toi Saint Jean le théologien, père de la bénédiction !


Merci pour ce texte haut en symbole. 


Voilà, il y aurait encore beaucoup à dire sur Armand, mais le connaissant un rien, je parie qu’il trouve que trop déjà été exprimer.

 
Une chose encore à son sujet, il vient de sortir, le 15 mai 2025, aux éditions Lazare-Capucine et Palamas, Jean, dit le Baptiseur (lien en dessous!). Je viens d’ailleurs de le commander et j’ai hâte de le découvrir. 


Bien que je sais que tu n’as pas besoin de cela, car le plus important est Lui et non nous, Armand, permets-moi de te féliciter. Je ne puis que t’encourager à répandre l’idée -ce qui est déjà bien- l’idée donc de l’existence de l’Invisible qui soutient le visible.


Merci à Toi. 

Vincent

Lien pour le livre : Jean, dit le Baptiseur : https://www.lazare-capucine.com/produit/jeanditlebaptiseur-armandtheis/

16Jun

Au commencement, rien que l’ombre et le silence. Puis, lentement, dans le velours du vide, une lumière timide s’éveille. Au centre de l’infini, un joyau tourne : la Terre. Elle pulse tel un cœur vivant. Sa beauté n’a pas de nom, sa lumière n’a pas de source. Elle est. Et ça lui suffit.

Des océans d’azur dansent autour de masses de terre sculptées par l’amour. Les montagnes prient en silence. Les rivières dessinent des veines de lumière. Chaque feuille, chaque plume, chaque brin d’herbe chante sa gratitude d’exister. Le monde respire, pur, vaste, sacré. C’est la plénitude.

Alors peut apparaître l’humain. 

Ils marchent d’abord avec douceur. Leurs mains caressent, leurs yeux s’émerveillent. Ils écoutent le vent, ils s’écoutent, parlent aux bêtes, bénissent la pluie. Ils savent que le visible, derrière, est soutenu. Le monde les reconnaît comme ses enfants. L'époque est rafraîchissante.

Mais déjà, leur regard change.

Ils nomment les choses. Ils mesurent, tracent, possèdent. Le feu qu’ils portent en eux devient orgueil. Ils séparent, hiérarchisent, exploitent. Ce qui était don se métamorphose en ressource. Ce qui était mystère se mue en marchandise. La Terre, leur Mère, se change en esclave. 

Et les messages se taisent. Ils perdent la communication d’avec le soutien du visible.

La vie se resserre. Les arbres tombent en silence, les rivières sont ligotées, les animaux s’éteignent sans témoin, au mieux dans l’anonymat, au pire dans d’atroces souffrances. Le ciel noirci, les océans se vident. Des cités de métal s’élèvent, aveugles et sourdes, où les enfants naissent sans jamais toucher la rosée. L’humain se croit roi. Il est bourreau. 

Alors arrive le temps du déluge sans eau.

Le feu descend, la glace fond, les vents frappent. Le globe tremble, l’air suffoque. L’humanité se débat dans sa propre perdition, ivre de bruit, incapable d’entendre les supplications de la planète, de leur Mère qui souffre. 

Et puis vient le soubresaut de la terre. Alors tout s’éteint. D’un coup. Il ne reste que des ruines. Des cendres grises sous un ciel muet. Un globe mort dérivant dans l’abîme.

Au-dessus de ce tombeau sans nom, plane la grande Âme. Incommensurable. Pure. Infiniment seule. Elle ne juge pas. Elle ne comprend pas. Elle pleure. Une seule larme, brillante comme un astre sans pareil, coule doucement. Lorsqu’elle touche les ruines, elle ne fait aucun bruit. Mais une lumière, brève et immense, jaillit. Tel un pardon accordé en offrande. Pareil à un dernier salut. 

Et le silence se referme. Sacré. Absolu. Tout va recommencer.


Vincent


18May

Tu es venu du silence des cieux,
Porté par l’ombre d’un souffle ancien.
Ton cœur battant a parlé dans les lieux
Que seuls les anges visitent sans rien.

Ton corps si pur, fragile et déjà sage,
A fait plier le temps sous sa clarté.
Et dans nos bras s’est gravé le passage
D’un monde en toi venu nous visiter.

Tout s’est ouvert : nos doutes, nos prières,
Nos vies tissées de larmes et d’amour.
Tu as donné, sans savoir, sans frontières,
Un sens profond à l’éclat de nos jours.

Sois ce mystère au creux de notre veille,
Cette étincelle entre ciel et chemin.
Sois l’invisible au bord de nos merveilles,
L’éternité cachée dans une main.


Vincent

04May

C’est troublant ! Il est là devant moi. C’est troublant ! Parfois, il bouge et parfois non. Il aime le calme et moi aussi. C’est troublant ! Il fait quelques mimiques, bouge un peu, un rien. C’est troublant! Il cligne des yeux, articule quelques mots… C’est troublant ! Il vient de se lever, fait quelques pas et maintenant il se rassoit. C’est troublant ! Je pensais tout savoir sur lui. Sa façon de penser, ses non-dits, ses dits… C’est troublant! Je croyais connaître ses désirs, ses moindres coins et même ses recoins, mais je viens prendre conscience que je ne sais de lui que ses contours, quelques expressions d’idées vaguement exprimées, quelques dates citées… C’est troublant ! Je viens de saisir, tel un flash fulgurant, que je ne perçois rien de son intérieur. Il est juste là, avec l’inconnu derrière l’apparence. Au-delà, l’absence, la non-connaissance, le vide, rien. C’est troublant ! Je réalise seulement ne rien vraiment connaître de son véritable lui, juste des idées que je me suite fait, juste des croyances que j’ai confectionnées, pour me faire croire que derrière l’apparence, les contours, ce n’est pas le vide. Illusion ! C’est troublant ! Pire encore, le phénomène est identique avec chaque autre être que je croise. C’est troublant ! Très troublant !


Vincent

20Apr

Y a-t-il exemple plus criant de ce que l’Humain se doit d’accomplir pour réaliser ce pourquoi il est né, que celui du Nazaréen mis en croix ?


Il monte seul, vers l’outil du trépas,
Chaque pas suinte l’abandon voulu.
Il sait le prix, il connaît le combat,
Mais livre tout, même l’inconnu.

La chair se fend, le sang bat en tambour,
Les clous s’enfoncent dans la conscience nue.
L’ego se tord, hurle son dernier tour,
Avant de pourrir sur la croix tendue.

Puis le silence fend le temps brisé,
Une paix nue descend comme une pluie.
Rien ne demeure que l’Être apaisé,
Sans nom, sans forme, sans abri.

La lumière s’élève sans effort,
Et ce qui renaît ne connaît la mort.
Il n’est plus “moi”, il n’est plus dehors, 
Seul Vivant, pur éclat sans torts.